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Le podcast

Ce podcast parle de bricolage, mais aussi d'émergence, de citrons, de compétences. Bref, il parle d'entrepreneuriat au travers des expériences d'entrepreneurs, d'accompagnateurs, de concepteurs, de chercheurs... Il vise à découvrir, confronter et mettre à disposition leurs approches, leurs méthodes, leurs outils, les jeux qu’ils utilisent ou qu’ils conçoivent… pour faire vivre et accompagner l’expérience de l’effectuation.

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La carte des ressources

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CCette carte est une version beta, en cours de construction, mise en forme avec l'appui de Chloé Rollinde. 

Elle regroupe les entretiens du podcast, des ressources externes et des avis de jeux permettant de "vivre" l'entrepreneuriat et l'effectuation.

Pourquoi l'effectuation ?

Ca va faire 30 ans que je travaille dans « l’entrepreneuriat », en tant qu’entrepreneur, qu’accompagnateur, qu’investisseur, consultant pour des Etats ou des collectivités, en France ou à l’international. 

30 ans que je me pose, et qu’on me pose la question « c’est quoi l’entrepreneuriat » ?!

 

En général, on décrit l’entrepreneuriat comme un processus qui repose sur un entrepreneur visionnaire, avec une grande idée, qui rédige un plan d’affaire, crée son entreprise à force de business plan et de « pitchs » brillant, qui se donne un but très clair, rassemble une équipe, lève de l’argent et se développe.

Ce n’est pas entièrement faux, j’ai même rencontré des entrepreneurs qui collent à ces représentations !

Mais ce sont des exceptions, et au cours de mes 30 ans d’expérience, je me suis forgé une vision un peu différente de la réalité de l’entrepreneuriat.

Des chercheurs et des enseignants ont mis des mots, des concepts pour décrire cette réalité… Ca s’appelle l’effectuation.

 

L’effectuation, c’est très simple. En quelques mots ça dit que les entrepreneurs partent avec une idée simple, voire pas d’idée du tout. Ils ne s’appuient pas sur une vision grandiose,  un plan spécifique, mais se concentrent sur les moyens dont ils disposent : leur personnalité, leur réseau de contact, leur savoir, rarement beaucoup d’argent. Ils ne rédigent pas de plan, mais inventent leur affaire en cours de route, tirant parti des surprises et des rencontres. Ils n’étudient pas un marché, mais le créent en faisant des essais à coup de perte acceptable. L’effectuation décrit une manière de décider, une « façon de faire », de « bricoler », qui a été « découverte » dans les années 1990 par Sarah Sarasvaty à partir de l’observation de 27 fondateurs d’entreprise.

Ca bouleverse notre manière de voir comment les entrepreneurs raisonnent et agissent dans leur démarche de création. Et ça bouleverse du coup aussi notre manière de les accompagner. 

Ca peut évidemment être transféré pour accompagner des organisations à affronter les contextes d’incertitude, dans lesquels l’avenir est imprévisible, qui rendent une approche causale basée sur des plans, des objectifs, inefficace. Il y a déjà de nombreuses publications, MOOC, ressources sur l’effectuation, mais elle mérite d'être mieux connue et pratiquée par les entrepreneurs et leurs accompagnateurs.

Je me lance aujourd’hui dans une quête. Celle d’aller explorer « les marges », pour y dénicher des innovateurs qui réinventent ou peuvent aider à réinventer l’entrepreneuriat et son accompagnement. Découvrir, confronter et mettre à disposition leurs approches, leurs méthodes, leurs outils, les jeux qu’ils utilisent ou qu’ils conçoivent… pour faire vivre et accompagner l’expérience de l’effectuation.

En quelques mots : apprendre des entrepreneurs pour mieux accompagner les entrepreneurs, et les autres, dans leurs projets.

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